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En 2020, il s’est vendu plus de vinyles que de CD. La vente de livres imprimés est en hausse, tandis que les livres électroniques baissent. Il semble que l’on ait annoncé trop tôt la mort des médias traditionnels. Dans un monde digitalisé, les supports physiques semblent encore avoir une valeur ajoutée.

Le papier sera bientôt déclaré ‘mort’. En 1975, le magazine américain Business Week parlait déjà de bureau paperless. Et, oui, on utilise aujourd’hui moins de papier que par le passé : le courrier électronique a presque entièrement remplacé la correspondance papier et, dans de nombreuses entreprises, la facturation électronique est devenue la norme.

Plus d’attention

Mais le papier n’a pas complètement disparu. Les enquêtes montrent que les informations sur papier ont des propriétés uniques qui disparaissent lorsque vous lisez le même texte ou les mêmes informations sur un écran. Nous semblons, par exemple, plus concentrés lorsque nous lisons des informations imprimées. Un texte sur papier exige toute notre attention tandis qu’un texte que nous lisons sur ordinateur ou tablette est toujours en concurrence avec d’autres distractions telles que des e-mails entrants, des notifications de réseaux sociaux, etc. Vous pouvez les ignorer, mais vous êtes toujours en dehors du ‘flow’. Avec des textes digitalisés, nous sommes aussi plus enclins à sauter des phrases, voir des paragraphes entiers.

Mieux mémorisé

Anne Mangen, de l’université de Stavanger en Norvège, a mené des recherches approfondies sur la différence entre un texte digitalisé et un texte imprimé. Elle a constaté que les sujets lisant un texte sur papier retenaient beaucoup plus d’informations que ceux lisant le même texte sur écran. La raison est qu’un écran ne fournit pas les mêmes points d’ancrage dont notre cerveau a besoin pour stocker les informations. Un texte digitalisé est un flux sans fin de lettres alors qu’avec un texte imprimé, la structure et la progression sont beaucoup plus visibles et claires. Il est plus facile de dresser une ‘carte mentale’ d’un texte avec ses différents chapitres, paragraphes et phrases. Un texte numérique ne dispose pas de tels points d’ancrage reconnaissables.

 

Une étude menée auprès des étudiants d’Oxford l’a confirmé. Les étudiants qui ont étudié un cours sur Kindle ont lu plus superficiellement et ont sauté des passages plus rapidement. Les étudiants qui ont étudié le même cours sur papier étaient beaucoup plus méthodiques et mieux à même de reproduire les informations par la suite. Ceux qui lisaient sur papier semblaient également réfléchir plus intensément sur ce qu’ils lisaient.

Faut-il dès lors tout imprimer ?

Bien sûr, personne ne veut revenir à la situation de 1975, lorsque le courrier au bureau était transporté dans un chariot. Vous n’avez pas besoin d‘imprimer chaque courriel avant de le lire. Mais cet important projet soumis par un collègue qui vous demande de le commenter ou ce rapport sur les perspectives de votre secteur d’activités… Tout ce qui exige une attention ou une concentration profonde en somme serait mieux lu sur papier que sur écran.


Attention : les millennials – la génération née entre 1985 et 2000, qui a grandi dans un monde largement digitalisé – semblent reconnaître la valeur du papier, tout comme ils achètent à nouveau des vinyles et prennent des photos instantanées tout ce qu’il y a de plus tangibles. Selon le rapport ‘Print 2025 : Millennials Matter’, les millennials souhaitent pouvoir choisir les informations qu’ils consultent en format numérique et celles qu’ils liront sur papier. Raison pour laquelle ils sont toujours intéressés par le stockage dans le cloud et les solutions d’impression mobile afin de pouvoir passer sans souci des bits aux atomes.

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Quid de la durabilité ?

C’est bien beau, mais ne serait-il pas préférable pour l’environnement d’imprimer moins ? De tout lire à l’écran pour ne plus à avoir à abattre d’arbre ? Cela semble évident et, pourtant, à bien y réfléchir, ce n’est pas aussi simple. D’une part, les informations que vous lisez sous format numérique ont également un impact : pensez à tous les serveurs par lesquels ces informations transitent et à l’appareil sur lequel vous les lisez.


D’autre part, il y a le papier qui est fabriqué à partir d’une matière première : les arbres. Dans le cadre d’une sylviculture raisonnée, un nouvel arbre est planté pour chaque arbre abattu. Le label FSC du Forest Stewardship Council indique que le papier est fabriqué avec du bois provenant de forêts certifiées FSC, donc gérées selon des principes durables.


Le papier lui-même est facilement recyclable : un papier utilisé peut être recyclé presque indéfiniment en nouveau papier ou carton. Le label FSC recyclé indique qu’un produit est entièrement fabriqué à partir de papier recyclé.


Les fabricants d’imprimantes tels que HP font également des efforts pour réduire leur impact sur l’environnement. HP utilise autant de plastique recyclé que possible et s’efforce de recycler les cartouches d’encre et les cartouches de toner usagées. Grâce à de services tels que HP Instant Ink, un service d’abonnement à l’encre, HP permet également aux consommateurs d’imprimer de manière plus durable. Les déplacements au magasin pour acheter de l’encre sont ainsi devenus obsolètes.